Lutte antiérosive et amélioration du sol: autour du lac Kivu, la grande partie des terres arables sont exposées aux érosions ou aux inondations en cas de pluies.
C’est pourquoi la pratique des terrasses est vulgarisée là où c’est possible. C’est une technique qui consiste à aplanir le sol en formant des gradins sur une colline de façon à retenir le sol et faciliter la filtration de l’eau.
Les haies antiérosives sont aussi vulgarisées auprès des petits producteurs agricoles pour diminuer la pression de l’eau des pluies qui emporte le sol des collines vers le bas-fond. Les haies sont placées en circulaire sur les collines et la distance entre elles dépend du degré des pentes.
Deux sortes de haies antiérosives sont vulgarisées: la haie vive, qui consiste à utiliser les herbes ou arbustes plantés pour longtemps, aussi utilisés pour nourrir le bétail et amender le sol; et la haie morte, temporaire, aménagée par les débris des champs qui se décomposent au lieu d’être brûlés, devenant des engrais organiques.
L’agriculture sans brûlis consiste à sensibiliser les petits producteurs agricoles à éviter de brûler les débris des champs, car cette pratique traditionnelle a une conséquence sur le développement microbiologique de la terre et représente un manque à gagner pour sa fertilisation.
Sélection des semences: chaque milieu a ses spécificités agroécologiques, de façon que même les semences sont appropriées pour telle région et non pour une autre. Après des essais, les techniciens sélectionnent les plus appropriées à vulgariser auprès des petits producteurs agricoles ciblés.
Les semences vivrières souvent sélectionnées sont: haricot, arachide, soja, maïs, manioc, bananier, patate douce, etc.
Prévention et traitement des maladies des cultures: les cultures sont souvent attaquées par des agents extérieurs et internes nuisibles, tels que les parasites, les champignons et autres, qui entravent leur développement et causent un déficit à la production vivrière, à la souveraineté alimentaire ou au développement socio-économique.
Dans le cadre des formations des petits agriculteurs, la protection naturelle des plantes est très capitale. Le recours aux fongicides et pesticides est une dernière option.
Traitement et conservation des récoltes: produire est une étape, mais la gestion des récoltes en est une autre. Le travail consiste à faire réfléchir les petits producteurs sur leurs activités, dont la gestion des récoltes.
Il s’agit de sélectionner et conditionner les récoltes pour différents marchés, pour les semences de la saison prochaine, pour la consommation et pour d’autres besoins socio-économiques.